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LIBRAIRIE MOTS ET CIE

Articles récents

La culture triomphera de la barbarie.

19 Novembre 2015 , Rédigé par MOTS ET CIE Publié dans #RENTREE LITTERAIRE 2015

La culture triomphera de la barbarie.

Un enfant qui lit

fera un adulte qui réfléchit

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QUELQUES ROSES SAUVAGES

15 Novembre 2015 , Rédigé par MOTS ET CIE Publié dans #RENTREE LITTERAIRE 2015

QUELQUES ROSES SAUVAGES

QUELQUES ROSES SAUVAGES

Alexandre Bergamini

(Arléa)

« Le premier homme, celui de gauche, blond, bien coiffé, bouche ronde et épaisse, porte le bas d'un pantalon rayé de prisonniers-déportés, des chaussures cirées, une veste de flanelle sombre et élégante sur laquelle a été recousu un numéro de déportation que l'on déchiffre difficilement dans les plis et replis : 590… Son compagnon à droite, visage fin et délicat porte la veste rayée des déportés avec un numéro de déportation qu'on peut lire clairement : H.49802. H comme Hollande. »

Cette photographie de deux survivants du camp de Sachsenhausen, deux jeunes hommes qui sourient et descendent une rue détruite de Berlin, survivants au milieu du chaos, est le point le départ de l’enquête qui mène le narrateur au camp d’extermination de Sachsenhausen, à Berlin, puis à Westerbork, le camp de transit de Hollande sur les traces d’une mémoire surexploitée mais dont les trous et les manques se font sentir maintenant que la réalité s’éloigne.

L’auteur explique : « A l’heure où les derniers témoins disparaissent, il est important de prendre le relais. »

Ecoutez Alexandre Bergamini parler de son ouvrage:

https://www.youtube.com/watch?v=Ud-_4pKNoNE

Avis du libraire : La vie comme un cadeau. Un beau livre.

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Pour commander ou vérifier la disponibilité d'un ouvrage, suivez le lien:

http://www.librairie-motsetcie.fr/

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ZOOM SUR LES PRIX LITTÉRAIRES

8 Novembre 2015 , Rédigé par MOTS ET CIE Publié dans #RENTREE LITTERAIRE 2015

Grand Prix du Roman de l’Académie Française

ZOOM SUR LES PRIX LITTÉRAIRES

Hédi KADDOUR, pour son roman Les Prépondérants (Gallimard)

Maghreb, années 1920. « Les Prépondérants », est le nom du club réunissant les notables « européens » (donc ni arabes ni juifs) de la ville de Nahbès qui se trouvent naturellement «beaucoup plus civilisés que tous ces indigènes». Au printemps 1922, des Américains d’Hollywood aux mœurs très décontractées viennent tourner un film à Nahbès. Ce jaillissement de liberté dans un monde colonial clos avive les conflits entre notables traditionnels, colons français et jeunes nationalistes épris d’indépendance. Dans cette collision douloureuse des mondes se dessinent des dizaines de personnages, incarnant tout l’échiquier des conceptions qu’on peut se faire de la politique et de l’existence. « Les prépondérants » étaient loin d’imaginer à quelle vitesse leur monde allait disparaître et ce sont les prémices de cette bascule que l’auteur décrit de la Californie à l’Europe en passant par le Maghreb. Le chaos de notre XXIe siècle mondialisé est bien à l’horizon de toute cette histoire.

Un livre merveilleusement romanesque et terriblement contemporain. Un des grands textes de la rentrée.

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PRIX GONCOURT

ZOOM SUR LES PRIX LITTÉRAIRES

Mathias Enard récompensé pour

BOUSSOLE

(Actes Sud)

Franz Ritter, musicologue viennois est atteint d’une maladie grave. Dans les vapeurs de l’opium, il revoit sa vie, ses rêves de jeune homme, ses relations avec Sarah, universitaire, aussi voyageuse qu’il est casanier mais passionnée des rapports entre Orient et Occident. Le flux de conscience de Franz suit les volutes de l’opium, il s'épanche, voyage, regrette, espère, grand bazar savamment orchestré d’émotions, de réflexions, d’histoires incroyables mais vraies. C’est un texte profondément habité par la mélancolie parce que les idéaux des personnages sont balayés par l’actualité immédiate et ses horreurs depuis la guerre en Syrie jusqu’à la destruction de Palmyre. Il est, du reste, dédié aux Syriens.

Un roman hanté par les crispations identitaires et la tragédie humaine qui ravage la Syrie.

Interrogé par le quotidien L'Humanité à propos de Boussole, l'écrivain déclarait « …qu’il fallait montrer ou rappeler que l’Islam et l’Orient ne sont pas que violence aveugle et bêtise absolue, que nous sommes tous un peu orientaux. »

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PRIX RENAUDOT

ZOOM SUR LES PRIX LITTÉRAIRES

Delphine de Vigan pour

"D'après une histoire vraie"

( J.C Lattès)

La narratrice (double de l'auteure) a écrit un livre devenu best-seller sur sa mère bipolaire, qui s'est suicidée(justement le sujet du précédent livre de Delphine de Vigan!). Signature, salons littéraires, et invitations multiples ont eu pour conséquence une grande fatigue et un début de dépression auxquelles s’ajoutent des lettres anonymes menaçantes. Elle rencontre alors "L." qui travaille comme « nègre » dans l’édition et c’est un coup de foudre amical. Cette femme la comprend mieux que personne, elle se rend indispensable, chose facile car les deux enfants de la narratrice partent faire leurs études ailleurs et son compagnon, François, est très absorbé par ses émissions littéraires. Quand Delphine sombre dans la dépression, L. s'impose, s'installe à son bureau pour rédiger son courrier, la pousse à s'atteler à un nouveau roman ... mais jusqu'où ira-t-elle ? Installée à demeure chez la romancière, est-elle venue combler un vide ou faire le vide ? Lui redonner du souffle ou lui voler sa vie ?

La narratrice retrouvera-t-elle sa plume et son autonomie dans ce face à face infernal avec cette "amie" qui la suit comme son ombre, s'habille comme elle, et éloigne tout son entourage qu'elle refuse d'ailleurs de rencontrer ?

Un roman que vous ne lâcherez pas tant la tension monte. Un thriller psychologique réussi.

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PRIX RENAUDOT ESSAI

ZOOM SUR LES PRIX LITTÉRAIRES
Didier Blonde pour
Leïlah Mahi 1932

( Gallimard)

Un jour, au Père-Lachaise, l’auteur est subjugué par le portrait d’une femme en turban sur une stèle funéraire, accompagné de cette seule inscription : “Leïlah Mahi : 12 août 1932”. Qui est-elle ? C’est le point de départ d’une enquête, l’auteur traque les traces du passé et de ses fantômes, fouille ces minces interstices entre réel et fiction, tente de créer des portes, des ponts, entre ces deux mondes, voire d’en révéler la porosité invisible mais le réel résiste. Déjà objet de culte pour un certain nombre de fans dans le monde, Leïlah Mahi reste un mystère.

Leïlah Mahi 1932 se change peu à peu en émouvant aveu d’échec : on ne peut jamais lutter avec la disparition, il est vain de vouloir ressusciter les morts.

Didier Blonde se lance alors dans une enquête qui le mène à s’interroger sur ses propres obsessions. Envoûtant.

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PRIX FEMINA

ZOOM SUR LES PRIX LITTÉRAIRES
Christophe Boltanski pour
La cache (Stock)

Attachant portrait d'une famille fusionnelle, les Boltanski. Christophe Boltanski y explore souvenirs personnels et anecdotes familiales. Une autobiographie construite de façon plutôt originale. Dans ce livre minutieux, dont chaque chapitre porte le titre d'une pièce de la maison et son plan, façon Cluedo, afin de visualiser les lieux décrits, l’auteur retrace le parcours d'une famille française riche de tous les paradoxes, aisée et chiche, bourgeoise et bohême, juive et catholique. Sa grand-mère marque le roman par sa volonté de rassembler sa famille autour d’elle, « comme un bloc compact ». Lors de la guerre, alors que son mari, juif, est progressivement dépouillé de tout ce qui le constituait, elle lui suggérera de se cacher dans leur maison, d’où le titre du roman qui évoque cet épisode. Il restera caché au coeur même de la maison, dans un cagibi, pas même une vraie pièce, pendant toute l’occupation. Jamais l'expression cellule familiale n'avait si bien porté son nom marquant à la fois l’emprisonnement et un extraordinaire lieu de vie. Bel hommage d’un petit-fils à des grands-parents étonnants et attachants.

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PRIX FEMINA ÉTRANGER

ZOOM SUR LES PRIX LITTÉRAIRES

Kerry Hudson pour

« La couleur de l’eau » (Philippe Rey)

Sous le charme, Dave, vigile dans un luxueux magasin londonien, laisse partir une jeune voleuse qu'il venait de surprendre. Sa journée terminée, il la découvre qui l’attend dehors. C'est le début d'une relation complexe, entre deux êtres abîmés, chacun dissimulant un lourd passé. Dave, britannique venu d’une cité pauvre, devenu vigile dans un grand magasin londonien, et Alena, immigrée clandestine arrivée de Russie et passée les réseaux de prostitution. Comment Alena, venue avec tant de projets de sa Russie natale, se retrouve-t-elle à la rue et sans papiers? Pourquoi Dave vit-il comme en exil à quelques kilomètres de chez lui? Qu'ont-ils bien pu traverser l'un et l'autre pour être si tôt désabusés?

Un conte moderne qui célèbre la vie ordinaire avec un admirable sens du détail, et pose de véritables questions sur l'immigration, les conditions de vie des classes pauvres et les relations interculturelles.

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PRIX MEDICIS

ZOOM SUR LES PRIX LITTÉRAIRES
TITUS N’AIMAIT PAS BÉRÉNICE
Nathalie Azoulai
(P.O.L)

Racine et le chagrin d’amour.

Chagrin d’amour contemporain, avec une Bérénice, abandonnée, parce que son Titus a décidé de retourner auprès de sa femme, Roma et de ses enfants. Pour conjurer sa peine, la narratrice se plonge dans les alexandrins du Bérénice de Jean Racine et mêle le Titus racinien, cet empereur romain qui, par ambition politique, quitte cruellement la tendre Bérénice, avec son amour perdu. Puis elle fouille l’existence de Racine lui-même, sa vie, ses contradictions, sa langue et on découvre la vie singulière d'un génie aux deux visages. Comment un homme de sa condition, coincé entre rigorisme janséniste et le faste de Louis XIV, a réussi à écrire des vers aussi justes sur la passion amoureuse, surtout du point de vue féminin.

Titus n’aimait pas Bérénice, c’est une façon de rationaliser le chagrin d’amour, de dire que Bérénice a raison d’être aussi dévastée en comprenant que Titus ne l’aime pas autant qu’elle l’aime, et d’arrêter de penser que Titus l’a quittée contre sa volonté. Il l’a quittée parce qu’il ne l’aimait pas assez.

Une transposition ardente de la tragédie de Bérénice, une façon de montrer la formidable modernité des anciens ainsi qu’un beau texte sur le chagrin et la quête.

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PRIX MÉDICIS DU ROMAN ÉTRANGER

ZOOM SUR LES PRIX LITTÉRAIRES

Hakan Günday pour

«Encore»

(Galaade)

Portrait d'un enfant monstre : le roman raconte l’histoire d’un jeune garçon nommé Gazâ, profession : passeur d’immigrés clandestins.

Gazâ vit sur les bords de la mer Egée. Il a 9 ans quand, à peine sorti de l’école, il devient, sans état d’âme, passeur de clandestins vers l’Europe. Victimes de chantages et de rackets permanents, de violences voire de viols pour les femmes, ils voyagent entassés à l’arrière des camions traversant l’Anatolie puis parqués dans des caves ou des hangars dans l’attente de l’embarquement. C’est le business de «la viande sur pied», comme on l’appelle chez les passeurs. Gazâ (son nom signifie « guerre sacrée ») travaille avec son père Ahad, ainsi que les frères Harmin et Dordor, commandants des bateaux qui emmènent les migrants en Grèce. Ses frères transportent la «marchandise humaine» par la mer. Lui est chargé de l’entreposer, la mater, la torturer. Jusqu’au jour où Gazâ cause la mort d’un jeune Afghan du nom de Cuma, le seul être humain qui ait fait preuve d’un peu d’humanité envers lui. Dès lors, dans ce monde violent et désabusé, Gâza ne cesse de penser à Cuma et conserve précieusement la grenouille en papier qu’il lui avait donnée Cependant, un soir, tout bascule et c’est désormais à lui de trouver comment survivre…

Une charge virulente contre ceux qui profitent de la détresse des migrants, avec la complicité d’un pouvoir corrompu.

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PRIX MEDICIS ESSAI

ZOOM SUR LES PRIX LITTÉRAIRES
Nicole Lapierre pour
«Sauve qui peut la vie»

Derrière ce titre emprunté à un film de Godard se cache un essai introspectif et autobiographique, dans lequel la sociologue et anthropologue explore le passé douloureux de sa famille marquée par les suicides à répétition.

La révélation chuchotée des névroses familiales dont elle a forcément hérité est surtout l’occasion de tracer une voie émancipatrice : celle par laquelle elle a appris à se détacher des douleurs passées et des places assignées. Nicole Lapierre s’élève contre une “conception inexorable de l’histoire, axée sur l’hérédité du malheur, les déterminations sociales implacables, les assignations identitaires, les places gardées et étroitement surveillées. Ce qui compte avant tout pour elle aujourd’hui c’est de convoquer ce qui dans son histoire familiale pousse à la révolte afin de dégager une nouvelle puissance de vie, liée au passé mais libérée de lui. Une lecture revigorante.

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PRIX DECEMBRE 2015

ZOOM SUR LES PRIX LITTÉRAIRES
Christine Angot pour
"Un amour impossible".
( Flammarion)

1958, Châteauroux. Pierre Angot rencontre Rachel Schwartz. Elle est issue d’un milieu modeste, c’est un bourgeois parisien. S’en suit un amour passionné mais Pierre refuse de se marier avec Rachel, la mésalliance est hors de question et en plus Rachel est juive. En revanche, il lui donnera un enfant, Christine. Rachel l'élève seule dans des conditions modestes, mais avec beaucoup de bonheur, jusqu’à ce que Pierre, malheureusement réapparaisse dans leur vie… Une impossibilité d'amour circule dans ce triangle Père-Mère-Fille. Amour impossible entre le père et la mère, pour des raisons sociales. Amour fusionnel entre mère et fille un temps, puis plus rien. Amour absent puis déviant, du père pour la fille.

Un roman qui sonne comme une réconciliation, un récit apaisé. Bouleversant !

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PRIX MÉDICIS

5 Novembre 2015 , Rédigé par MOTS ET CIE Publié dans #RENTREE LITTERAIRE 2015

LE PRIX MÉDICIS a été attribué à
Nathalie Azoulai,
pour
«Titus n'aimait pas Bérénice» (P.O.L).

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PRIX FEMINA 2015

4 Novembre 2015 , Rédigé par MOTS ET CIE Publié dans #RENTREE LITTERAIRE 2015

PRIX FEMINA 2015
Le prix Femina 2015 a été attribué à
Christophe Boltanski
pour
« La Cache» (Stock)

Un premier roman où il évoque sa famille juive qui vécut repliée sur elle-même après le traumatisme de la Seconde Guerre mondiale.

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Le prix Femina du roman étranger a été attribué à
Kerry Hudson
pour
« La Couleur de l'eau».
( Philipppe Rey)
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