LIBRAIRIE MOTS ET CIE

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Sépulcre

2 Août 2009 , Rédigé par le libraire Publié dans #LES VALEURS SÛRES

                         SEPULCRE

                                              Kate Mosse

                            (Livre de poche)



Tarots, magie noire et autres diableries.

Un thriller médiéval qui se passe chez nous entre Carcassonne et Rennes le Château.  2 époques pour 2 histoires racontées en alternance.

 

Octobre 1891 :Léonie Vernier, 17 ans, invitée par sa tante Isolde à séjourner au Domaine de la Cade à quelques kilomètres de Carcassonne, quitte Paris  accompagnée de son frère aîné, Anatole. Dans la bibliothèque du domaine, elle découvre un livre, écrit par son oncle défunt, qui parle  d’un jeu de tarots qui détiendrait des pouvoirs maléfiques.

Dans les bois qui entourent la maison isolée, Léonie tombe sur les vestiges d'un sépulcre wisigoth. Un mystère sans âge s'ouvre à elle, dont les traces sont écrites dans le sang.


Octobre 2007 : Meredith Martin, jeune américaine, arpente la région de Carcassonne sur les traces de Debussy dont elle a entrepris la biographie à la demande d’un éditeur. Mais elle cherche aussi la clef de ses propres origines avec pour seul indice une  partition de musique et d'une photo jaunie, laissée par sa mère. La voilà plongée dans un mystère remontant à plus d'un siècle, où le destin d'une jeune fille disparue par une nuit funeste se mêle à une tragique histoire d’amour, poursuivie par la folie vengeresse.

Deux femmes, des mystères qui s'assombrissent avec le temps, des histoires d'outre-tombe, un chassé-croisé temporel. Léonie Vernier et Meredith Martin suivent toutes deux les mêmes traces.


Avis du libraire : Ce pavé historique et ésotérique se lit d'une traite, impossible de le lâcher, le suspense est toujours au rendez-vous. Excellent !

Le mec de la tombe d'à côté

19 Juillet 2009 , Rédigé par Le libraire Publié dans #LES VALEURS SÛRES

                            LE MEC DE LA TOMBE D’À CÔTÉ

                                          Katarina Mazetti

                          (Babel Actes Sud)


Ah, l’Amour…!


Voici un roman d’amour qui démarre d’une façon curieuse : un cimetière comme lieu de rencontre, on a sans doute fait beaucoup mieux.  Les deux protagonistes sont en effet venus pleurer chacun leur défunt, elle son mari trop tôt disparu, lui sa vieille mère, à laquelle il était très attaché en vieux garçon qu’il était. Les circonstances ne se prêtent donc pas à une idylle. La situation sociale non plus d’ailleurs : Désirée est bibliothécaire et vit en ville dans un bel appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres, Benny est paysan et vit  seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d’autodérision.  Que peut-il sortir de la rencontre entre chef-d’œuvre de l’art d’un côté et  tas de fumier de l’autre. D’ailleurs, il la trouve terne, mal fagotée, sans beaucoup de rondeurs et l’appelle intérieurement « la crevette ». Elle note que la tombe d'à côté est vulgaire avec toutes ses plantes et sa stèle tape-à-l' oeil, et que celui qui vient les entretenir (elle le surnomme le Forestier) dégage une drôle d'odeur et n'a plus que trois doigts à une main. Mais, en matière de relations humaines, il suffit parfois d’un geste, d’un sourire, pour que tout s’enclenche. Et nous voilà partis pour une histoire d’amour assez cocasse entre deux contraires.

Avis du libraire : Un livre jubilatoire sur la collision des cultures, d’ un romantisme ébouriffant et d’ un humour décapant . A lire et à faire lire


 

Un don

31 Mai 2009 , Rédigé par Le libraire Publié dans #LES VALEURS SÛRES

      
         

                         UN DON

                                    Toni Morrison

                                              (C. Bourgois)

 

Un destin de femme dans une Amérique d’un autre âge.

Le roman se passe dans l’Amérique du XVIIe siècle, au temps où l’esclavage n’était pas encore associé à la race et où Noirs, Blancs, Indiens et mulâtres pouvaient indifféremment être réduits à la servitude sur laquelle étaient en train de se bâtir les colonies.

JaKob Vaark, orphelin venu d’Angleterre , travaillant pour une compagnie, réussit à s’établir comme fermier et commerçant, grâce à un petit héritage . Il se « commande » une épouse en Angleterre, Rebekka , qui échappe ainsi au destin de servante qui lui est promis. Le couple a plusieurs enfants qui ne survivront pas. Jakob, jugeant la main d’œuvre féminine plus fiable, commence par  acheter Lina, une esclave amérindienne dont la tribu a été décimée par une épidémie, puis Sorrow, une enfant rousse rescapée d’un naufrage, et enfin Florens, fille d’esclave africaine qui a en cachette appris à lire avec un religieux mais qui n’arrive pas à oublier le moment où sa mère a incité JaKob à l’emmener.

 La vie de ces femmes, solidaires mais jalouses, est faite de sang et de larmes, d’espoirs et de désillusions. L’auteur nous dit l’essentiel : comment on aime, comment on souffre, comment on survit. Le lecteur est happé par un récit sans chronologie où nous suivons le parcours de chacun jusqu’à ce que toutes les pièces du puzzle se mettent en place pour la révélation finale.

 

Avis du libraire : Un texte parfois difficile, ce n’est pas le roman que l’on dévore. Mais lorsque vous aurez tourné la dernière page, vous n’aurez aucun doute,
c’est ma-gis-tral !

L'hirondelle avant l'orage

16 Mai 2009 , Rédigé par Le libraire Publié dans #LES VALEURS SÛRES

                  L’HIRONDELLE AVANT L’ORAGE

                                   Robert Littell

     
                                                 (Baker street)

  


Histoire véridique d’un poème tragique au temps de Staline


Le titre original « The Stalin Epigram »  paraît plus adapté pour ce roman qui nous parle du poème dans lequel le célèbre poète Ossip Mandelstam osa défier le  terrible Staline. En effet, celui qui n’écrit pas selon les règles du réalisme socialiste est condamné à se taire. Pour échapper à ce mutisme, certains acceptent de rejoindre Staline, d’autres, comme Mandelstam, au contraire, ne se résignent pas et continuent de risquer leur vie en composant des poèmes à charge contre le chef du Kremlin. Ce poème signera sa perte, lui coûtera d’abord l’enfermement, puis un premier exil de 3 ans, puis 5 ans de travaux forcés  en Sibérie où il mourra de froid et d’épuisement en 1938.

Dans ce roman choral, témoignages, souvenirs, aveux se font au travers de sept voix – celle de sa femme  Nadejda, de l’amie Anna Akhmatova ou celle du garde du corps de Staline – qui témoignent d’une époque, restituant avec talent le climat angoissant et ressuscitant les protagonistes de la fin de vie du poète.

 

Avis du libraire : Robert Littell retrace le calvaire du poète et, à travers lui, les souffrances de tout un  peuple soumis à la terreur imposée par Staline. Un livre passionnant.

Lune captive dans un oeil mort

19 Avril 2009 , Rédigé par le libraire Publié dans #LES VALEURS SÛRES

                  LUNE CAPTIVE DANS UN OEIL MORT

                                   Pascal Garnier

                (Zulma)

 

Comment l’image d’Épinal du paradis sur catalogue se transforme en enfer.

 

On leur a vendu une fin de vie idéale au soleil : des maisons confortables dans une résidence à la sécurité absolue avec piscine et club-house, animatrice qui organisera leurs loisirs, et tout ça au soleil dans le sud de la France, le bonheur quoi !

Ils se sont laissés convaincre, ils ont quitté leur grise banlieue pour ce petit « paradis » et voici, Martial et Odette en pionniers des « Conviviales », un bunker ensoleillé, avec villas individuelles toute neuves. Ils n’ont plus qu’à se laisser vivre.

Ils vont attendre patiemment l’arrivée des nouveaux. 50 maisons, cela fait du monde, mais pour l’heure, ils sont seuls, s’ennuient et regardent la pluie tomber sous la surveillance de M.Flesh, le gardien, un taiseux  peu amène. Avec le printemps, vont débarquer Marlène et Maxime, on se sourit, on s’invite mais on s’observe. Puis c’est Léa, une femme seule qui rejoint le groupe. Passées les premières fraternisations, nos cinq pitoyables héros vont se retrouver confrontés à leurs névroses, petits secrets des uns, défaillances intimes des autres. Le huis clos devient vite un shaker explosif surtout après quelques verres d’apéritif. Chacun perd peu à peu son sang-froid  quand le gardien massacre un chat à coups de pelle ou quand un orage paralyse le système de sécurité . En bref, les « conviviales » n’en ont plus que le nom. La tension va atteindre son paroxysme lorsque des nomades s’installent à proximité.

Avis du libraire : Une fable drôle et grinçante sur l’intolérance. Une mise en évidence que l’insécurité est souvent une vision de l’esprit savamment entretenue.

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