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LIBRAIRIE MOTS ET CIE

Articles récents

Nous continuerons à nous indigner!!

2 Mars 2013 , Rédigé par Mots et Cie Publié dans #RENTREE LITTERAIRE 2013


Stéphane Hessel par franceinter

Stéphane Hessel

Fin 2010, en pleine tempête économique et financière, Stéphane Hessel réclame une pause pour réflexion : « Indignez-vous ! »

 Dans ce texte, Stéphane Hessel, ce co-rédacteur de la Déclaration Universelle des droits de l’homme, dénonce les méfaits de la globalisation financière et rappelle les valeurs humanistes. S'élevant contre l'indifférence, ennemie de la responsabilité, sans laquelle il n’y a pas de liberté, cet appel a un retentissement sur le mouvement naissant des jeunes indignés  dans plusieurs pays comme l'Espagne et la Grèce et inspire le mouvement « Occupy Wall Street » à New York.

Cet appel a un retentissement qui happe Hessel et son éditeur. Fin 2011, ce dernier annonce plus de 4 millions d'exemplaires vendus dans le monde et 32 traductions.

 Stéphane Hessel qui aimait à se définir comme citoyen du monde est sans doute la figure achevée de l’homme engagé aujourd'hui.

 

Stéphane Hessel n’est plus…à nous de jouer maintenant !

   
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Echappez au froid...

23 Février 2013 , Rédigé par Mots et Cie Publié dans #RENTREE LITTERAIRE 2013


                                                        ETRANGES RIVAGES
                                                                  Arnaldur Indridason
                                                                                         (Métailié)

etranges-rivages.jpg

 

 

 

 

 

 

Partez explorer les fjords Norvégiens  avec le commissaire Erlendur enfin de retour et au mieux de sa forme !

 


Erlendur, personnage principal des romans d'Indridason, flic taciturne, mais surtout obstiné, avait déserté les derniers romans. Il fait son «come back ». Parti en vacances sur les terres de son enfance dans les régions sauvages des fjords de l'est, le commissaire est hanté par son passé. Il est rongé par un drame qu'il ne peut surmonter, la disparition de son petit frère. Alors que les deux enfants étaient sortis avec leur père, ils ont été surpris par un blizzard, la main de son petit frère a lâché la sienne et il n'a jamais été retrouvé, tandis que son père et lui ont été sauvés in extremis. Depuis il passe son temps libre à s’intéresser aux  disparitions et ce n’est pas ce qui manque dans cette région. Bien des années auparavant un groupe de soldats anglais s'est perdu dans ces montagnes pendant une tempête. Certains ont réussi à regagner la ville, d'autres pas. Cette même nuit, au même endroit, une jeune femme, Mathlidur, a disparu et n'a jamais été retrouvée. Mû par cet intérêt particulier qu’il porte aux disparus, il va, quelques soixante ans plus tard, fouiller le passé pour  tenter de comprendre.
Avis du libraire : Installez-vous confortablement, bien au chaud et essayez de freiner la lecture pour faire durer le plaisir, moi je n’ai pas pu … un vrai supplice !

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Mon coup de coeur en poche!

12 Février 2013 , Rédigé par Mots et Cie Publié dans #RENTREE LITTERAIRE 2013

                                       L’HOMME QUI AIMAIT LES CHIENS

                                                                     Leonardo Padura

                                                                                   (Métailié Suites)

 

l-homme-qui-aimait-les-chiens.png 

Quand la réalité dépasse la fiction.

 L'un des assas­sinats politiques les plus célèbres du XXe siècle est celui de Léon Trotski, tué d'un coup de piolet dans la tête par un certain Ramón Mercader, à Mexico, en 1940. Le fait est avéré, on connaît aussi bien l'identité de la victime que celle du commanditaire et quand l’auteur s’empare de l’histoire pour en souligner les échos, on se rend compte que le hasard n’existe pas, mais seulement des destins et ce roman en explore trois. Celui de Trotski, celui de Ramón Mercader, son assassin, et celui d’Iván, écrivain cubain qui retrace leurs trajectoires croisées. Ces trois narrations racontent, au fond, la même histoire : celle de communistes qui ont vu s’écrouler leur foi révolutionnaire et qui, confrontés au vide, sombrent dans le cynisme ou le désespoir.

Le catalan Mercader était un jeune homme falot mais doué pour l’action. Il est façonné par sa mère pasionaria stalinienne et Africa, jeune révolutionnaire inflexible. Il s’engage dans les troupes républicaines. Là, il rencontre son mentor définitif Eitingon, conseiller envoyé par l’Union soviétique qui fera de lui un assassin. Quant au parcours de sa victime. Chassé d’URSS et poursuivi par Staline, Trotsky va d’un pays à l’autre avant d’échouer à Mexico. Il tente de fonder une IVe internationale mais ses amis meurent assassinés et ses finances s’épuisent. Quant au narrateur cubain, lui aussi a été un communiste sincère et lui aussi a perdu la foi, et sur la toile de fond d’une Cuba castriste il va nous donner un éclairage sur l’idéologie et les raisons de sa chute.

Avis du libraire : Un vrai coup de cœur pour ce livre qui mêle fiction et réalité pour mieux reconstruire la naissance d'une utopie et sa chute.

 

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La guerre des saints

27 Janvier 2013 , Rédigé par Mots et Cie Publié dans #RENTREE LITTERAIRE 2013

LA GUERRE DES SAINTS

Michela Murgia

(Seuil)

 

 

la-guerre-des-saints.png

 

 

 

 

 

 

 

 

Tiré d’une histoire vraie, voilà les bondieuseries et les diableries pagnolesques d’une petite ville de Sardaigne.

 

 

Nous sommes à Cabras où neuf mille âmes vivent au rythme des carillons dominicaux et des fêtes paroissiales, dans les années 1980. C'est là que débarque le jeune Maurizio, 10 ans, pour passer quelques semaines chez des grands-parents.  Fils unique, ces semaines, riches d’enseignements et de jeux, sont l’occasion de se faire des copains et de rompre avec la solitude. En compagnie de Franco et Giulio, accessoirement enfants de chœur, il apprend à manier la fronde en explorant les rives de l'étang voisin. A la nuit tombée, avec les autres gamins du village, il frissonne en écoutant les histoires à faire peur que racontent les vieux, rassemblés dehors pour profiter de la fraîcheur du soir. Il fait enfin l’expérience de la vie en communauté, de la solidarité implicite des gens qui vivent sur les mêmes terres et jouent dans les mêmes rues jusqu'au jour où la révolution éclate  parce que Mgr Sparedda, l'imprudent évêque du coin,  autorise la fondation d'une seconde paroisse dans le village. Avec deux curés en bisbille et une population en émoi, voilà le lecteur plongé au coeur d’une rocambolesque guerre des clochers où  la belle unité de la petite ville et l’amitié des trois gamins vole en morceaux chacun défendant sa paroisse.

 

Avis du libraire : Après Accabadora, voilà une autre petite pépite, à déguster sans modération!

 

 

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06:41

9 Janvier 2013 , Rédigé par Mots et Cie Publié dans #RENTREE LITTERAIRE 2013

06:41
Jean-Philippe Blondel
(Buchet Chastel)

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Huis clos intimiste dans un train.


Deux Troyens, Cécile Duffaut et Philippe Leduc, s'assoient par hasard l'un à côté de l'autre dans le premier train du matin pour Paris, celui de 06 :41. Quelques 27 ans auparavant ces deux-là ont vécu une brève histoire d’amour plutôt houleuse. Ils ont passé quatre mois ensemble. Un couple improbable. Elle était quelconque et lui la coqueluche du lycée. Aujourd'hui, Cécile est une belle femme dans la force de l'âge. Belle et sûre d'elle. Plus du tout l'insignifiante «fourmi» que son compagnon avait jetée et humiliée lors d'un bref séjour à Londres. Lui, n'est plus du tout le beau gosse tombeur qu'elle a connu. Rides, cheveux rares et bedaine ont sapé la belle arrogance dont elle avait fait les frais. S’ils se reconnaissent aucun des deux n’en laisse rien paraître. Cécile revient d’un week-end épuisant chez ses parents et a hâte de retrouver son mari, sa fille et sa situation de chef d'entreprise. Philippe  « monte » à la capitale pour voir un ami en fin de vie. Tandis que le train roule vers Paris et que le silence s'installe, les images remontent. Ils ont une heure et demie pour décider de ce qui les attend.
Renoueront-ils le dialogue ?

Avis du libraire : Justesse des personnages, finesse de l'écriture, offrez-vous un petit tour dans l’âme humaine c’est captivant.


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