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L'Etranger
L’ETRANGER
Jacques Ferrandez
D'après l'œuvre d'Albert Camus
Jacques Ferrandez s’attaque au texte d’Albert Camus, certainement l’un des plus connus à travers le monde : L’Etranger. La tâche est tout sauf facile pour cette histoire dépouillée, inondée de lumière et ciselée autour d’un personnage singulier, quasi déshumanisé, sans émotion : Meursault. Tout commence par la mort de sa mère et un enchaînement de circonstances le conduit à être jugé pour meurtre.
Avis du libraire: une relecture passionnante du chef d’œuvre de Camus en bande dessinée, une adaptation très réussie.
La presse en parle
"Sa plus belle réussite, en la circonstance, est d'avoir offert à Meursault, cet étranger à soi et au monde, un visage et un regard questionnant les certitudes sur lesquelles sont fondées nos propres communautés humaines : la morale, Dieu, l'amour, la famille» (Le Point).
«On sent l'artiste porté par une force éblouissante et radieuse» (Le Figaro).
«Dans son adaptation de "L'Étranger", le dessinateur Jacques Ferrandez restitue à la fois l'ambiance de l'époque et l'esprit des lieux» (Le Figaro).
"Au plus près du texte original, le dessinateur excelle à retranscrire le drame de Meursault, le héros indifférent aux autres et à lui-même de "L'étranger"» (Direct matin).
Poètes ... vos papiers!
POETES...VOS PAPIERS!
Léo Ferré
( réédition Points)
Que l’image soit rogue et l’épithète au poil
La césure sournoise certes mais correcte
Tu peux vêtir ta Muse ou la laisser à poil
L’important est ce que ton ventre lui injecte
À vos plumes poètes, la poésie crie au secours, le mot Anarchie est inscrit sur le front de ses anges noirs ; ne leur coupez pas les ailes ! La violence est l'apanage du muscle, les oiseaux dans leurs cris de détresse empruntent à la violence musicale. Les plus beaux chants sont des chants de revendication. Le vers doit faire l'amour dans la tête des populations. À l'école de la poésie, on n'apprend pas : on se bat.
Léo Ferré
Asile
ASILE
Alexandre Bergamini
(Dumerchez )
Une suite de poèmes comme une survie. L’Asile y est un refuge bien sûr mais aussi le lieu de la folie. Confronté au bourbier du réel comment s’en échapper.
Le silence
étouffe
le clavecin
absorbe toute pensée.
La nuit n'en finit pas.
Ramené
à votre corps.
Vivre si fin.
Un mort suffit.
Un mort, c'est tous les autres.
Je demande l'asile.
Un refuge contre l'espoir
Où se délier
Bougies noires
BOUGIES NOIRES
Abdallah Zrika
(La différence)
Abdallah Zrika, marocain, est né en 1953 à Casablanca. Il a été emprisonné pendant deux ans parce que ses poèmes ont été jugés comme une atteinte aux valeurs sacrées de son pays. En effet, il s’arroge une liberté totale, franchement salubre, pour crier son mal-être. Le titre du recueil Bougies noires annonce déjà la tonalité, sombre, de l’ensemble...
Ce qui frappe à la lecture des premiers vers, c’est la langue : moderne, quotidienne,
sans fioritures. Zrika apparaît alors doublement dérangeant, dans les thèmes qu’il aborde et dans la forme qu’il choisit.
Tous ses poèmes évoquent une torturante remise en cause du monde qui marque le refus catégorique d’un quelconque confort intellectuel.
EXTRAIT
"Ohé ohé c’est quoi ces joyaux
qui jettent des éclairs de larmes
dans cette boutique
Ce chien fidèle qui monte la garde
autour du vide
Comment ai-je posé ma main
sur un mur de dents
Comment toutes ces échoppes
ont-elles disparu de nuit
dans les poches
Et comment mes ongles sont-ils tombés
en automne"
Vrouz
Vrouz
Valérie Rouzeau
(La Table Ronde)
La poésie de l’écrivaine réenchante l’ordinaire. Terriblement modernes, ces cent cinquante poèmes badinent avec le temps et l’air ambiant. Valérie Rouzeau se fait un malin plaisir de jouer sa partition en quatorze vers libres, l’amusement fait partie du charme de ces pages, elle soupire parfois de la contrainte de la forme, mais d’une pirouette ses mots, même soumis à la règle du sonnet, jonglent à l’air libre, colorent et allègent le quotidien.
Pour écouter deux poèmes:
http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4630098
Publié depuis OverBlog et Facebook
QUAND LES COLOMBES DISPARURENT
Sofi Oksanen
(Stock)
Fragilité et faiblesse de l'homme face à l’Histoire.
1941, dans l'Estonie communiste. Deux cousins, le vaillant Roland et le vacillant Edgar, ont déserté l'armée rouge pour lutter avec la résistance estonienne et repousser les Russes. C'est chose faite avec l'arrivée des allemands. Les deux cousins vont prendre des chemins différents. Roland est envoyé dans un camp au vu de ses activités illégales tandis qu'Edgar, véritable caméléon, prend une nouvelle identité et devient un fidèle défenseur du régime nazi. 1963, l'Estonie est de nouveau soviétique. On traque les anciens partisans du régime allemand afin de nettoyer le pays. Le camarade Parts est chargé d'écrire un grand récit sur les méfaits de l'occupation nazie. Mais lors de ses recherches, il tombe sur un carnet compromettant semblant appartenir à Roland... Derrière le nom de Parts, le lecteur comprend rapidement que se cache l'opportuniste Edgar, qui a une fois de plus retourné sa veste. Quelques 20 ans plus tard, la vérité finira-t-elle enfin par éclater ?
AVIS DU LIBRAIRE : Après « Purge » et « Les vaches de Staline » l’auteur nous offre une nouvelle fresque bouleversante de réalisme sur l'Estonie occupée et maltraitée et à travers ces épisodes dramatiques sur la faiblesse de l'homme.Superbe.
Orgasme à Moscou
ORGASME A MOSCOU
Edgar Hilsenrath
(Attila)
Un titre débridé pour un polar débridé.
A l’origine, un scénario délirant écrit sur une commande d’Otto Preminger mais, à défaut de voir le jour sur grand écran, il devient un roman extravagant où l’auteur, mêlant espionnage, polar et sexe, se joue de tous les codes du genre pour se livrer à une surenchère burlesque et déjantée sur fond de guerre froide.
Anna Maria a un père, Nino Pepperoni, qui est l’homme le plus riche des Etats-Unis et parrain de la mafia. Il est connu partout et décide de prendre sa retraite dés la première page. Pourtant un étrange événement va bouleverser ses projets : sa fille revient de Russie en cloque, engrossée par un dissident juif russe orgasmique Sergueï Mandelbaum. Le papa mafieux décide de faire sortir son futur gendre d’URSS pour que le mariage puisse avoir lieu avant l’accouchement. Il met son avocat, homosexuel et grand amateur de pénis, à l’œuvre pour faire passer la frontière au juif qui a le plus gros pénis du pays. Seul problème, cet as du barreau ( !!) est aussi un maniaque sexuel recherché par Interpol car il conserve des organes mâles dans son congélateur. Pour éviter tout ennui avec son futur gendre, Pepperoni décide tout simplement de faire castrer l’avocat.
Avis du libraire : un roman plein de rebondissements, aussi drôle que farfelus voire absurdes où vous retrouverez Brejnev, Nixon, Moshe Dayan et le président du conseil italien, obsédé sexuel (déjà !)